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Recherche sur l'utilisation des sports de combat face au traumatisme, tant pour la prévention que pour le traitement

3 min de lecture

Un traumatisme est une expérience profonde, corporelle, qui a des conséquences sur la santé mentale et physique de la victime. Des chercheurs ont examiné le rôle que l'entraînement aux sports de combat peut jouer dans la prévention et le traitement de telles expériences bouleversantes. Dans leur conclusion, ils recommandent de mieux relier entre eux les différents domaines d'application des sports de combat.

Un entraînement aux sports de combat qui tient compte des traumatismes des sportifs, ou qui y est adapté, peut aider les pratiquants dans plusieurs domaines. Il peut contribuer à renforcer la confiance en soi. Il peut apprendre à quelqu'un à maîtriser ses émotions. Les rapports sociaux avec autrui peuvent également être améliorés par les sports de combat.

Les chercheurs Minke Marjanneke van de Kamp, Georgia Verry, Erik Jumelet-Boom et Tina Bellemans ont examiné ce que les recherches existantes permettent déjà de savoir à ce sujet. Ils ont pour cela rassemblé le plus grand nombre possible d'études touchant à ce thème. Détail intéressant: trois des quatre auteurs pratiquent eux-mêmes différentes formes d'arts martiaux. Dans cet article, ils réunissent aussi les connaissances issues de leurs propres recherches, menées en collaboration étroite avec des entraîneurs et d'autres experts de terrain.

Le mot traumatisme est de plus en plus employé et ne l'est pas toujours à bon escient. Dans le contexte de cette recherche, le traumatisme désigne un dérèglement psychique et physique provoqué par un événement choquant, menaçant ou submergeant. Un événement si intense qu'il n'a pas pu être assimilé de manière saine sur le moment.

La recherche montre que même des cours ordinaires de sports de combat pourraient déjà être utiles pour prévenir ou réduire les troubles consécutifs à un traumatisme. À condition que l'entraîneur soit capable de travailler de façon « sensible au traumatisme » (traumasensitief), c'est-à-dire en étant attentif aux signes de traumatisme. Un entraîneur disposant d'une formation complémentaire peut aussi proposer une offre ciblée de sports de combat pour des groupes vulnérables. Avec un entraînement spécifique supplémentaire, il peut rendre les personnes issues de groupes vulnérables plus résilientes. En outre, les thérapeutes psychomoteurs (psychomotorisch therapeuten, PMT'ers) peuvent proposer des formes de traitement du traumatisme en utilisant les arts martiaux comme moyen.

Ce que les chercheurs appellent les « traumageïnformeerde martial arts » (arts martiaux informés du traumatisme) n'est pas un remède miracle, mais présente une valeur complémentaire. Après avoir étudié les recherches, ils concluent que les différentes applications sont certes disponibles, mais qu'il existe encore rarement une approche intégrée. C'est pourquoi la conclusion de l'étude comporte ce passage important: « Le développement de réseaux locaux d'entraîneurs et de thérapeutes certifiés pourrait renforcer la collaboration entre les domaines préventif et clinique et favoriser des voies de rétablissement sûres et centrées sur le corps. »

Il y a là un défi tant pour le secteur des sports de combat que pour les thérapeutes qui souhaiteraient renforcer le rôle utile des arts martiaux dans cette aide. Un bel exemple de premiers pas déjà franchis passe par la plateforme Warrior Code. Pour pouvoir s'y affilier en tant qu'école de combat, il faut satisfaire à des exigences de qualité, et une fois affilié, on reçoit également une formation continue supplémentaire en ligne, par exemple sur la santé mentale. Cette dernière offre en ligne a été élaborée dans le cadre d'une collaboration entre le NIVM et l'institut de connaissances TRAP Kickboksen, dirigé par l'un des auteurs de l'article.

La recherche est consultable ici .

Les chercheurs:

Minke Marjanneke van de Kamp, Faculty of Behavioural and Movement Sciences, Vrije Universiteit Amsterdam, Pays-Bas
Georgia Verry, Concious Combat Club, Melbourne, Australie
Erik Jumelet-Boom, Martial Arts & Health Institute (MAHI) & Kennisinstituut TRAP Kickboksen, Zwolle, Pays-Bas
Tina Bellemans, Department Movement, Health, and Wellbeing, Windesheim University of Applied Sciences, Zwolle, Pays-Bas

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