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Autorité néerlandaise des sports de combat
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« Le débat sur l'avenir des sports de combat est bien vivant dans le secteur »

4 min de lecture

Julian Huijsse est arrivé à la VA comme stagiaire dans le cadre de ses études en management et politique du sport (Sportmanagement & Sportbeleid) à l'Université d'Utrecht. Il est finalement resté et travaille aujourd'hui à temps partiel pour le bureau en tant que coordinateur de projet. Il a récemment achevé son étude. Il y a examiné la légitimité de la forme d'organisation actuelle des sports de combat full-contact, ainsi que les formes d'organisation possibles lors de la phase suivante. « Ce sont des temps passionnants pour les sports de combat, et c'est un privilège d'être au cœur des développements actuels. »

Quel est le cœur de votre question de recherche ?

« Quel est le degré d'adhésion à la manière dont les sports de combat full-contact sont organisés aujourd'hui, et quelle forme cette organisation peut-elle prendre à l'avenir ? La plupart des sports aux Pays-Bas ont une structure classique : un sportif est membre d'un club, le club est affilié à une fédération qui organise les compétitions, et la fédération est membre de la confédération sportive NOC*NSF. Dans les sports de combat, cela fonctionne tout autrement. Un sportif s'entraîne dans une salle (gym), la salle s'inscrit auprès d'un promoteur qui organise les combats, et le promoteur fait appel à l'une des neuf fédérations de sports de combat pour assurer la présence des officiels et la gestion administrative. Ce modèle ressemble davantage à la boxe commerciale américaine qu'au sport de masse néerlandais. »

C'est là que la VA est intervenue, comme autorité de contrôle indépendante. Comment cela est-il perçu ?

« Pratiquement personne ne nie que c'était inévitable, car ces sports se trouvaient dans une situation de crise. La plupart des mesures, comme l'introduction du Fightpassport (passeport du combattant) et les exigences imposées aux promoteurs pour les événements, bénéficient d'une large adhésion. Surtout après un incident comme celui survenu en Belgique, on entend beaucoup de personnes dire que, grâce à la VA, nous ne reverrons pas de sitôt une telle situation aux Pays-Bas. Il y a bien sûr toujours des choses qui peuvent être améliorées, comme dans toute autre organisation, mais pour le moment, la discussion sur le rôle futur de la VA et la question de savoir s'il faut créer une fédération unique occupent la place la plus importante.

Quelles sont les orientations dans cette discussion ?

« Une partie des acteurs, dont le conseil d'administration de la VA, plaide pour une organisation forte et unique des sports de combat, affiliée au NOC*NSF. De nombreuses tâches qui relèvent aujourd'hui de la VA, comme la gestion des adhésions, le droit disciplinaire et la lutte contre les comportements transgressifs, pourraient alors être reprises par cette fédération. Et surtout aussi des dossiers qui restent aujourd'hui en suspens, comme l'accompagnement des sportifs de haut niveau, un plan pour les jeunes, le sport pour les personnes handicapées et l'organisation de véritables championnats des Pays-Bas. Ces dossiers pourraient enfin être pris en main. Mais certains acteurs disent : laissez le secteur tel qu'il est aujourd'hui, avec différentes fédérations coexistant, chacune avec son propre style et sa propre approche. Et conservez la VA à côté pour les questions transversales. Certaines personnes ont construit quelque chose pendant des années et ne veulent pas y renoncer aussi facilement. La VA tente de convaincre ces personnes qu'une fédération unique sera également bénéfique pour elles, et qu'elles auront elles aussi, avec toute leur expertise et leur expérience, une place dans la nouvelle organisation. Il est très intéressant de voir comment cela va évoluer. Le débat sur l'avenir est bien vivant dans le secteur. Je l'ai également constaté lors de la réalisation de cette étude. »

Vu votre sujet, vous êtes arrivé à la VA exactement au bon moment ?

« Ma formation m'amène à examiner comment le sport est organisé, comment l'adhésion est gérée et comment les organisations souhaitent se structurer de manière moderne pour l'avenir. Aujourd'hui, je suis au cœur de tout cela et je vois tous ces processus se dérouler sous mes yeux. C'est un privilège. »

Le conseil d'administration de la VA a pris connaissance de l'étude de Huijsse et intègre ses conclusions dans les discussions sur la future forme d'organisation et sur l'adhésion à celle-ci.

L'étude (pdf) peut être consultée ici.

Photo : Julian Huijsse (à gauche) lors d'une de ses visites de travail

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