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Autorité néerlandaise des sports de combat
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Synthèse des connaissances scientifiques sur les « impacts » à la tête chez les jeunes sportifs

3 min de lecture

Depuis la création de la Nederlandse Vechtsportautoriteit (autorité néerlandaise des sports de combat), les coups de poing et de pied à la tête sont interdits lors des compétitions de jeunes en sports de combat. Cette autorité de contrôle a demandé à des chercheuses de réunir les connaissances disponibles sur les effets des « impacts » à la tête dans un rapport scientifique.

Aux Pays-Bas, des dizaines de milliers d'enfants pratiquent des sports de combat et de défense. Parmi les combattants de compétition en kickboxing, la majorité est mineure. Le sport peut contribuer à un développement sain du corps, du cerveau et du comportement. Certaines études mettent toutefois en lumière des aspects plus problématiques. Que se passe-t-il lorsqu'un enfant frappe de la tête un ballon de football lourd ? Quel est l'effet d'une collision entre enfants ?

La Nederlandse Vechtsportautoriteit (VA) est l'autorité de contrôle du kickboxing, du muay-thaï et du MMA aux Pays-Bas. En 2017, la commission médicale de la VA a émis l'avis suivant : veillez à ce que les enfants ne reçoivent plus de coups de pied ou de poing à la tête. Depuis, une interdiction s'applique en compétition. La VA reçoit régulièrement des questions sur les fondements de cette mesure. À la demande de la VA, Dr Lot Verburgh a rassemblé la littérature scientifique sur le sujet. Avec la neuropsychologue Keri Mans, elle a rédigé le rapport Full-contact vechtsporten en de effecten op de hersenen van kinderen en jongeren (Les sports de combat en full-contact et leurs effets sur le cerveau des enfants et des jeunes).

Le sujet est abordé sous l'angle des sciences médicales, des sciences du sport et de la neuropsychologie. La conclusion est claire. Il existe suffisamment de preuves scientifiques que des impacts répétés à la tête peuvent entraîner des lésions cérébrales temporaires et permanentes, comme des troubles de la mémoire et une diminution de la vitesse de réaction.

Pour la pratique sportive des enfants et des jeunes, il convient de mettre en balance les effets positifs et négatifs. Chez eux, le cerveau est encore en pleine croissance. Une prudence accrue est de mise afin de ne pas perturber ce développement. Selon Verburgh et Mans, la mesure interdisant en compétition les coups de pied et de poing à la tête avant 18 ans est étayée par la littérature scientifique.

Le rapport a été diffusé auprès des décideurs politiques et des fédérations sportives également concernés par les « impacts à la tête » chez les jeunes, afin qu'ils puissent aussi tirer parti de ces connaissances.

Le rapport : Full-contact vechtsporten en de effecten op de hersenen van kinderen en jongeren

Un résumé succinct est disponible ici.

Dr Lot Verburgh a obtenu son doctorat à la Vrije Universiteit Amsterdam et est spécialisée dans la relation entre le sport et le cerveau des enfants et des jeunes. Elle a travaillé comme chercheuse et conseillère dans le domaine des lésions cérébrales, notamment pour l'Ajax et la KNVB (fédération royale néerlandaise de football). Elle travaille actuellement dans le secteur des soins de santé au sein du cabinet de conseil Turner.

Keri Mans (Msc.) est diplômée en neuropsychologie cognitive de la Vrije Universiteit Amsterdam et travaille actuellement comme chercheuse pour l'Imperial College London ainsi que comme psychologue.

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