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Avis sur l'entraînement aux techniques portées à la tête avec des mineurs

Depuis le 1er janvier 2020, les techniques portées à la tête ne sont plus autorisées dans les compétitions de kickboxing, de boxe thaïlandaise et de MMA pour les jeunes de moins de 18 ans. Jusqu'à présent, la Vechtsportautoriteit (Autorité néerlandaise des sports de combat) ne se prononçait pas sur les entraînements. L'organisation portait surtout son attention sur les compétitions, et moins sur les salles de sport. L'introduction du Keurmerk Vechtsportautoriteit (label de qualité de l'Autorité néerlandaise des sports de combat) en 2021 change la situation. C'est pourquoi la VA a formulé un avis sur l'entraînement avec des mineurs.
Ces dernières années, les connaissances se sont multipliées sur les conséquences néfastes des traumatismes crâniens pour un cerveau qui n'a pas achevé sa croissance. Les enfants qui font une tête au football ou qui reçoivent un coup de gant de boxe à la tête subissent davantage de dommages que les adultes. La commission médicale de la Vechtsportautoriteit, composée de médecins de ring et d'autres praticiens, a émis une recommandation qui a été reprise. Lors des compétitions de jeunes dans nos sports, les techniques portées à la tête (coups de poing ou coups de pied) sont désormais interdites.
Jusqu'à présent, la VA ne s'était pas prononcée sur les entraînements. Le contrôle portait sur les compétitions. À partir de 2021, la VA exercera toutefois aussi une surveillance sur les salles de sports de combat. C'est pourquoi un avis a été formulé concernant l'entraînement aux techniques portées à la tête avec des mineurs.
L'avis relatif à l'entraînement aux techniques portées à la tête avec des mineurs est le suivant :
Lors de l'entraînement de mineurs, la norme est la suivante : pas de coups de poing ni de coups de pied à la tête. Les jeunes à partir de 16 ans peuvent toutefois être préparés à participer à des compétitions dans les catégories adultes. Cela peut se faire au moyen de formes de jeu et de l'apprentissage de l'esquive et du blocage des techniques portées à la tête. Cela renforce leur capacité de défense lorsqu'ils auront 18 ans et combattront selon les règles applicables aux adultes. Il appartient à l'entraîneur de traduire cette directive dans la pratique d'une manière qui place la santé du sportif mineur au centre.
Les salles de sport peuvent ainsi adapter de manière responsable la progression et l'intensité de l'entraînement au sportif mineur concerné, dans un souci de sécurité et de santé.