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Accord sur des contrôles antidopage structurels dans les sports de combat

Des contrôles antidopage structurels seront désormais effectués en kickboxing, muay-thaï (boxe thaïlandaise) et arts martiaux mixtes (MMA) aux Pays-Bas. La Nederlandse Vechtsportautoriteit (VA, l'autorité néerlandaise des sports de combat) et la Dopingautoriteit (l'autorité antidopage néerlandaise) sont parvenues à un accord à ce sujet. Jusqu'à présent, les contrôles antidopage n'avaient lieu qu'occasionnellement dans les sports de combat, en raison du caractère fragmenté de leur organisation.
« Il s'agit d'une étape importante dans la professionnalisation des sports de combat », déclare Farid Gamei, directeur de la VA. « Nos sports sont pratiqués par plus d'un demi-million de personnes aux Pays-Bas. Une année normale compte 7 000 combats. Plus de la moitié des sportifs de compétition sont mineurs, ce qui rend d'autant plus important le fait de disposer d'une culture sportive propre. Nous nous réjouissons de cette évolution, qui s'inscrit dans notre mission de rendre ces sports plus sains, plus propres et mieux organisés. »
Herman Ram, président de la Dopingautoriteit, souligne l'importance de cette étape. « Les sports qui relèvent de la structure organisationnelle olympique sont automatiquement soumis à des contrôles antidopage. Comme ces sports de combat n'en font pas partie, les promoteurs et les petites fédérations devaient organiser ces contrôles eux-mêmes, ce qui s'est avéré pratiquement impossible. Maintenant que le monde néerlandais des sports de combat est mieux structuré grâce à la Nederlandse Vechtsportautoriteit, il est devenu possible de conclure une collaboration avec la Dopingautoriteit. »
Au cours des premiers mois de 2021, la Vechtsportautoriteit et la Dopingautoriteit lanceront une vaste campagne d'information afin de bien préparer les sportifs de compétition aux contrôles antidopage. Les combattants et leurs encadrants seront informés en détail, entre autres, de ce qui est autorisé et de ce qui est interdit, des points de vigilance concernant l'usage de compléments alimentaires et de médicaments, du fonctionnement des autorisations d'usage à des fins thérapeutiques, de la manière dont les contrôles antidopage seront réalisés et des droits et obligations de toutes les parties concernées. Les mêmes règles que celles applicables à tous les autres sports s'appliqueront exactement aux sports de combat. L'Instituut Sportrechtspraak (ISR, l'institut néerlandais de justice sportive) traitera, en tant qu'organe indépendant, les éventuelles procédures disciplinaires.
Toutes les fédérations et tous les promoteurs actifs aux Pays-Bas s'engagent à respecter le programme antidopage par le biais de leur convention avec la Nederlandse Vechtsportautoriteit. Sans ces conventions, il n'est pas possible d'organiser des combats officiels aux Pays-Bas.
Cette annonce a suscité des réactions positives dans le milieu des sports de combat. Le champion Glory Rico Verhoeven a réagi dans les colonnes du quotidien De Telegraaf : « C'est extrêmement important pour notre sport. Nous le rendons désormais plus sûr et plus professionnel. La seule raison de ne pas vouloir cela, c'est d'avoir quelque chose à cacher. Si l'on veut professionnaliser son sport, et c'est ce que nous voulons pour le kickboxing, alors c'est la voie à suivre. »