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Autorité néerlandaise des sports de combat
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Sites de sport de haut niveau pour les sports de combat : la situation actuelle

4 min de lecture

La pandémie de coronavirus entrave malheureusement le sport à tous les niveaux. Heureusement, une exception peut parfois être faite pour les sportifs de haut niveau. Les possibilités restent toutefois limitées. Nous avons constaté qu'il existait des incertitudes à ce sujet et souhaitons expliquer la situation.

Lorsque les mesures sanitaires ont concerné non seulement les compétitions mais aussi les entraînements, le sport (de combat) s'est en grande partie retrouvé à l'arrêt. Le gouvernement souhaitait faire une exception pour les sportifs de haut niveau. Celle-ci ne concernait cependant que les sportifs de haut niveau affiliés aux grandes fédérations sportives : les sports olympiques membres du NOC*NSF (comité olympique et confédération sportive néerlandais). Ceux-ci pourraient malgré tout s'entraîner « normalement » sur des sites désignés pour le sport de haut niveau. Un ou deux sites seraient désignés aux Pays-Bas par discipline. Les sports non affiliés risquaient d'être totalement exclus. Les sportifs de combat de haut niveau n'auraient plus pu s'entraîner avec contact pendant des mois.

La Nederlandse Vechtsportautoriteit (autorité néerlandaise des sports de combat) a jugé cela très peu souhaitable. La VA a engagé un travail de plaidoyer actif auprès de la confédération sportive NOC*NSF et du ministère de la Santé, du Bien-être et des Sports (ministerie van VWS) pour défendre les intérêts des sports de combat. Nous avons insisté pour que les pratiquants de sports de combat soient également intégrés à la politique en faveur du sport de haut niveau. Nous avons souligné à cet égard la position importante qu'occupent les Pays-Bas dans le monde des sports de combat, ainsi que l'importance de maintenir le niveau élevé de nos sportifs.

La VA a finalement convaincu les responsables politiques. Les sports de combat ont été intégrés à la politique relative aux sites de sport de haut niveau. L'élite mondiale pouvait s'inscrire auprès du NOC*NSF. La définition retenue par le NOC*NSF était la suivante : les sportifs figurant dans le top 8 de l'UFC, de Bellator, de Glory et de OneFC.

Au départ, il était prévu que les sports de combat puissent également disposer d'un ou deux sites de sport de haut niveau aux Pays-Bas. La VA a de nouveau engagé un travail de plaidoyer : avec un ou deux sites seulement, la situation serait très difficile pour de nombreux sportifs. Les sports de combat ne disposent pas d'un centre sportif national comme Papendal ou Thialf pour l'athlétisme et le patinage. Les meilleurs sportifs devaient-ils aller s'entraîner chez un concurrent ? Une fois encore, nous avons réussi à convaincre les responsables politiques. Les sports de combat pouvaient demander plus de deux sites. Le NOC*NSF a toutefois fixé une date limite pour cela : le 20 octobre.

Le 13 octobre, la VA a annoncé que les salles de sports de combat où s'entraînaient des sportifs du top mondial pouvaient déposer une demande. Le NOC*NSF est responsable de l'évaluation officielle et de l'attribution du statut de site de sport de haut niveau. Un certain nombre de salles ont fait usage de cette possibilité. Ce statut leur a été attribué. Cela a fait des sports de combat, après le football professionnel, le secteur sportif comptant le plus grand nombre de sites de sport de haut niveau aux Pays-Bas. Le NOC*NSF a entre-temps indiqué que, compte tenu du grand nombre de sites reconnus dans nos sports de combat, il ne pouvait (pour le moment) plus reconnaître de nouveaux sites.

La VA se réjouit que son travail de plaidoyer ait permis la désignation d'autant de sites de sport de haut niveau. Sans cet engagement, les sportifs de haut niveau n'auraient pu s'entraîner que sans contact, ou illégalement et rideaux fermés. Le fait que les sports de combat aient malgré tout été intégrés à la politique en faveur des sportifs de haut niveau constitue une belle reconnaissance de la signification et de la position sociales de nos disciplines, longtemps restées en marge.

Les sites de sport de haut niveau peuvent être utilisés pour des entraînements avec contact par les sportifs de haut niveau pour lesquels la demande a été déposée. Les salles reconnues ne peuvent pas utiliser ce statut pour faire s'entraîner, sans concertation, des sportifs venant d'autres salles.

Nous comptons sur chacun pour faire un usage responsable de la position dérogatoire que la VA a pu obtenir. Cela importe également pour préserver la goodwill que notre secteur a désormais acquise auprès de la confédération sportive et du ministère de la Santé, du Bien-être et des Sports.

(Photo de cottonbro via Pexels)
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