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Autorité néerlandaise des sports de combat
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Là où les sports de combat ne sont pas encore inclusifs se trouvent des opportunités

4 min de lecture

Le monde néerlandais des sports de combat est haut en couleur, au sens figuré comme au sens propre. Pourtant, les salles ne parviennent pas encore à toucher tous les publics. Cela représente des opportunités pour les entrepreneurs du sport, conclut le Mulier Instituut (institut de recherche sur le sport). Les chercheurs ont interrogé des exploitants de salles de sports de combat sur le thème de l'inclusivité et ont publié à ce sujet le rapport Family vibes in de dojo.

Sur la base d'entretiens avec des entraîneuses et exploitantes de salles de sports de combat, ainsi qu'avec des entraîneurs et exploitants issus de l'immigration, les chercheuses Güliz Nilay Aydoğan et Agnes Elling ont examiné comment la discrimination et l'exclusion sont vécues et comment les personnes interrogées y font face dans le sport.

Les exploitants et entraîneurs interrogés tentent de prévenir la discrimination, dont le sexisme et le racisme, au sein de leur salle. Ils le font notamment parce qu'ils ont eux-mêmes été confrontés, au cours de leur vie, à des formes de discrimination et d'exclusion. Ils considèrent leurs propres expériences de vie comme une valeur ajoutée dans l'accompagnement des sportifs.

Respect
Les personnes interrogées estiment qu'une atmosphère familiale au sein de la salle est importante. La hiérarchie, fondée sur le respect et la discipline, constitue une norme de base dans la culture des sports de combat. Elle rejoint les valeurs et les normes que de nombreux combattants, entraîneurs et propriétaires de salles ont reçues de leur éducation, de leur culture ou de leur religion. Toutefois, la manière dont les entraîneurs et les propriétaires parlent d'autres groupes minoritaires, ainsi que les exemples concrets qu'ils citent, montre que les sports de combat ne sont pas toujours inclusifs pour tout le monde. Les femmes, les personnes en situation de handicap et les personnes LGBTI+ sont parfois abordées de manière négative.

De l'espace pour être soi-même
Les entraîneurs et exploitants de salles décrivent le monde des sports de combat comme relativement divers. Ils font surtout référence à la diversité ethnique : culture, religion, origine et couleur de peau. Ils soulignent que les migrants ont contribué à l'essor des sports de combat. Ils constatent que la part des femmes parmi les encadrants progresse. Certaines personnes interrogées reconnaissent que la diversité et l'inclusion vont au-delà de l'origine, de la couleur de peau et du genre. Elles voient des opportunités ou prennent elles-mêmes des initiatives pour rendre le monde des sports de combat encore plus inclusif.

Recommandations
Les chercheuses formulent trois recommandations pour le monde des sports de combat. Premièrement, il serait utile que les sports de combat échangent leurs connaissances avec d'autres fédérations sportives. Les autres fédérations peuvent apprendre des sports de combat, en particulier pour ce qui concerne la manière de fidéliser les sportifs issus de l'immigration. Les sports de combat peuvent à leur tour apprendre des autres fédérations comment s'adresser aux personnes en situation de handicap et aux personnes de la communauté LGBTI+.

Ce dernier point rejoint la deuxième recommandation : considérer la diversité comme une opportunité. De nouveaux publics peuvent devenir des clients. Certaines salles le font déjà, par exemple en proposant des cours ladies only, des cours pour les seniors ou des cours pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

La troisième recommandation consiste à continuer à travailler activement sur l'image des sports de combat. Pendant longtemps, les sports de combat ont eu une réputation négative. L'agressivité, les troubles autour des événements et les sportifs cités dans l'actualité pour des faits criminels dissuadaient le public. L'image évolue depuis quelque temps, mais il faut y travailler de manière durable. Les chercheuses recommandent au secteur de continuer à mettre en avant la valeur ajoutée sociale des sports de combat. En tant qu'exploitants de salles et fédérations, il convient d'indiquer clairement que le spectacle entourant les galas commerciaux n'est pas représentatif des normes des sports de combat. Les grands galas resteront toutefois déterminants pour l'image du secteur. Il demeure donc important que les « bons » héros des sports de combat se comportent comme des ambassadeurs d'un monde des sports de combat divers, positif et inclusif.

Notre salle de sports de combat est pour tout le monde
La campagne sportive générale Onze Club Is Voor Iedereen (« Notre club est pour tout le monde ») met l'accent sur la diversité et l'inclusion. Le comité olympique et sportif néerlandais (NOC*NSF) apporte un soutien aux clubs, associations et entrepreneurs du sport qui souhaitent œuvrer concrètement en faveur de la diversité et de l'inclusion. Un catalogue d'interventions a été élaboré à cet effet, comprenant entre autres des ateliers et des programmes de formation gratuits.

Cette année, la Nederlandse Vechtsportautoriteit (Autorité néerlandaise des sports de combat) consacre à ce thème une série d'articles sur le site web et dans la lettre d'information, en mettant l'accent sur des exemples positifs.

Lisez l'intégralité de l'étude du Mulier Instituut.

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