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Autorité néerlandaise des sports de combat
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La Vechtsportautoriteit entre en fonction, son conseil d'administration est nommé

3 min de lecture

Avec la nomination de son premier conseil d'administration, la Nederlandse Vechtsportautoriteit (VA, l'autorité néerlandaise des sports de combat) entre en fonction. Sa mission première est de mieux réguler les sports de combat que sont le kickboxing, le muay-thaï (thaiboksen) et le mixed martial arts (MMA).

La VA prend la suite des travaux menés ces dernières années par le groupe de pilotage Régulation des sports de combat full contact (stuurgroep Regulering full contact vechtsporten), présidé par le bourgmestre d'Amsterdam Eberhard van der Laan. L'autorité conseillera notamment les communes au moyen de directives sur l'organisation des galas de sports de combat. Si les organisateurs ne respectent pas ces directives, une commune peut décider de ne pas délivrer d'autorisation. La prévention des risques sanitaires occupe à cet égard une place centrale. Il s'agit par exemple du risque encouru par des pratiquants très jeunes en raison des coups de poing et de pied portés à la tête. Des travaux seront également engagés en vue d'un carnet de compétition uniforme unique pour les pratiquants. Un système de licences pour les entraîneurs, les organisateurs d'événements, les coachs et les arbitres doit permettre d'améliorer la qualité dans le secteur.

Par ces mesures, la Vechtsportautoriteit entend s'attaquer aux problèmes du secteur et accroître la valeur sociale des sports de combat. Les pratiquants et le public méritent un secteur sûr, bien régulé et bien organisé, afin qu'ils puissent se développer dans les meilleures conditions.

Conseil d'administration
Le conseil d'administration de la Vechtsportautoriteit compte pour l'instant cinq membres : Herbert Dekkers (responsable au service régional de l'environnement, Omgevingsdienst), Peter Kwint (député à la Chambre des représentants, SP), Bas Pijnenburg (médecin), Marcel Scholtes (chercheur au ministère de la Sécurité et de la Justice, ministerie van Veiligheid en Justitie) et Diederik van Omme (avocat). Ce conseil a été nommé par un conseil de surveillance (Raad van Toezicht) composé du bourgmestre d'Enschede Onno van Veldhuizen et de l'avocat et dirigeant sportif Jan Loorbach. La Vechtsportautoriteit est une organisation indépendante de contrôle et de sanction. Dans la pratique, elle recherchera surtout la coopération avec les communes, s'agissant de la délivrance d'autorisations pour les événements, et avec les organisations de sports de combat. La Vechtsportautoriteit est financée par le ministère de la Santé, du Bien-être et du Sport (ministerie van VWS).

Soutien
Le secrétaire d'État Martin van Rijn (VWS) : « Il s'agit non seulement d'une étape importante dans la meilleure régulation et la professionnalisation des sports de combat, mais aussi pour l'avenir de ce sport. Chacun, du plus jeune au plus âgé, doit pouvoir pratiquer les sports de combat de manière sûre et responsable. Le ministère de la Santé, du Bien-être et du Sport soutient donc pleinement la Vechtsportautoriteit. »

Erik Lenselink, responsable du développement du sport au NOC*NSF (comité olympique et confédération sportive néerlandais), soutient également cette initiative : « Avec la création de la Vechtsportautoriteit, une étape importante a été franchie pour faire progresser les sports de combat full contact, également populaires aux Pays-Bas. Le NOC*NSF soutient donc pleinement la nouvelle autorité dans sa recherche de sports de combat full contact équitables et surtout sûrs aux Pays-Bas. »

Traitement des problèmes
La création de la Vechtsportautoriteit répond aux dérives constatées dans le secteur. Il y a cinq ans, plusieurs bourgmestres aux Pays-Bas ont tiré la sonnette d'alarme après que quelques galas de sports de combat avaient dégénéré, dans un cas avec des conséquences mortelles. Il est apparu qu'il existait, lors de certains événements de sports de combat, des liens entre le milieu criminel et le monde légal. Par ailleurs, des combats de kickboxing entre enfants se déroulent toujours sans encadrement compétent. Le traitement des problèmes dans ces sports de combat durs s'avère difficile en raison d'un niveau d'organisation qui n'est pas toujours suffisant.

Fragmentation
Le secteur est divisé depuis des années. La politique pédagogique, la qualité et la sécurité n'en profitent pas. L'autorité s'efforce d'améliorer cette situation en plaçant la qualité du sport au premier plan. L'objectif est un secteur des sports de combat encore plus sûr et mieux régulé, à la hauteur du très haut niveau que les Pays-Bas produisent depuis des années sur le ring et dans la cage.

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