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Autorité néerlandaise des sports de combat
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« Le dopage empoisonne les sports de combat, un changement de culture est inévitable »

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La Nederlandse Vechtsportautoriteit (VA, l'autorité néerlandaise des sports de combat) voit dans l'étude sur le dopage que vient de publier le Mulier Instituut (institut de recherche sur le sport) la confirmation que les sports de combat doivent redoubler d'efforts pour faire reculer l'usage de produits dopants. « Si les sports de combat veulent être crédibles et avoir un avenir, les contrôles antidopage lors des compétitions ne suffisent pas », déclare Herbert Dekkers, président de la VA. « Les mentalités doivent changer chez ceux qui ne voient toujours pas le dopage comme un problème. Un changement de culture est inévitable si les sports de combat veulent avoir un avenir. »

L'étude qui vient d'être publiée indique qu'une part considérable des pratiquants de sports de combat et de fitness a recours au dopage. « L'usage de substances telles que les stéroïdes anabolisants semble être accepté par une part trop importante des pratiquants de sports de combat », relève Dekkers. « L'attitude de beaucoup de personnes à l'égard du dopage est bien trop désinvolte, comme le montre l'étude. Les risques pour la santé sont considérables lorsqu'on détourne des médicaments qui ne sont absolument pas destinés à des sportifs en bonne santé. De nombreux produits utilisés sont également obtenus illégalement, sans que l'on sache dans quels laboratoires opaques ils ont été fabriqués. Les intéressés n'ont aucune idée des substances qu'ils introduisent réellement dans leur corps ni de leurs effets sur la santé. C'est souvent une roulette russe. »

« Beaucoup semblent aussi penser que chacun est libre de faire ce qu'il veut. Mais le dopage dans les sports de combat peut également avoir de graves conséquences pour d'autres personnes. Celui qui se dope comme cycliste triche. Celui qui se dope comme kickboxeur ne fait pas que tricher : avec une force accrue, il peut blesser gravement quelqu'un, voire pire. C'est totalement irresponsable. »

La VA estime que ce rapport envoie un signal fort, mais elle formule des questions critiques sur le groupe de répondants, qui suscitent des doutes quant à la fiabilité de l'étude. Ainsi, l'âge moyen des répondants, 37 ans, est assez élevé et n'est pas représentatif des sports de combat. Les sportifs d'origine néerlandaise semblent en outre fortement surreprésentés dans le groupe étudié, alors que le secteur est marqué par une grande diversité. La VA va donc s'entretenir avec le Mulier Instituut afin de voir s'il est possible d'obtenir une image plus précise avec un groupe de répondants plus représentatif.

Quoi qu'il en soit, la VA voit dans ce rapport la confirmation de la nécessité d'une lutte structurelle contre le dopage dans les sports de combat. C'est dans ce but que l'autorité de contrôle a conclu il y a deux ans un contrat avec la Dopingautoriteit (l'autorité antidopage néerlandaise), qui effectue depuis l'an dernier des contrôles autour des compétitions. La VA ne veut toutefois pas s'en tenir là. Étant donné que seuls les combattants de compétition sont contrôlés et que l'usage présente aussi une ampleur problématique chez les pratiquants amateurs, la VA souhaite mettre en place, avec l'organisation professionnelle NL Actief qui représente le secteur du fitness, une campagne d'information destinée aux usagers récréatifs des salles de sport. Cette intention rejoint les recommandations des chercheurs. « La normalisation constatée doit être stoppée. Le dopage empoisonne les sports de combat. Laisser faire, c'est compromettre l'avenir de la discipline. »

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