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En route avec l’équipe d’audit

Veiller à la qualité des événements de sports de combat est l’une des missions de l’Autorité des sports de combat. Chaque semaine, des auditeurs se déplacent donc pour voir ce qui fonctionne bien et ce qui peut être amélioré. « Je me demandais justement quand vous alliez passer ! »
Depuis début 2018, des membres de l’équipe d’audit se rendent sur les événements. Il s’agit d’un vivier d’amateurs de sports de combat qui connaissent souvent les processus de contrôle par leur métier. En semaine, ils travaillent comme avocat, expert-comptable ou enquêteur dans l’administration ; le week-end, ils font le tour des salles comme bénévoles. Ils regardent ce qui se passe bien pendant les galas et les tournois, et ce qui pourra être amélioré la fois suivante.
Ils examinent des aspects tels que les dispositifs de santé pour les sportifs, la sécurité des spectateurs et la transparence financière. « Pas pour jouer au gendarme, mais pour élever ensemble la qualité », dit Marcel Scholtes, responsable des audits au sein du conseil d’administration de la VA.
Dans la vie de tous les jours, Scholtes est inspecteur principal à l’Inspection du ministère de la Justice et de la Sécurité. Il a derrière lui une longue carrière de policier. Il pourrait donc parfaitement jouer au gendarme, mais il tient à souligner que l’équipe d’audit a avant tout un rôle constructif. « Nous voulons hisser le monde des sports de combat à un niveau d’organisation supérieur : c’est notre objectif principal. »
Un accueil chaleureux
Chaque année, une trentaine d’événements sont visités par un binôme d’auditeurs. De Groningue à Heerlen, du Gelredome à la salle du coin de la rue. Ils se présentent parfois de façon annoncée, parfois à l’improviste, en polo au logo de la VA et munis d’un badge d’identification. Toutes les fédérations et tous les promoteurs ont convenu qu’ils obtiennent un accès libre à tous les événements et à tous les espaces, et qu’ils peuvent parler sur place à n’importe qui.
À la mi-novembre, un audit inopiné a lieu dans la salle Waardergolf à Heerhugowaard. « Je me demandais justement quand vous alliez passer ! », lance à moitié en plaisantant Ruud Alwart du Mejiro Gym Heerhugowaard. Il organise l’événement « The Smash » et accueille chaleureusement les auditeurs Jeroen et Tom. Jeroen est notamment conseiller en droit du travail dans le mouvement syndical, Tom est criminologue. Tous deux pratiquent activement le kick-boxing depuis des années.
Sur des roulettes
Alwart leur fait fièrement visiter la salle. Un ring est monté sur une estrade et, à ce moment précis, il est encore vérifié par l’arbitre principal. Les arbitres et les juges sont rattachés à la WMTA, le partenaire de la convention de la VA qui accorde son patronage à cet événement. On pourrait penser qu’Alwart a autre chose à faire qu’accueillir des auditeurs. Il indique pourtant que tout se déroule sur des roulettes et prend le temps de répondre aux questions posées sur l’autorisation, la billetterie, la sécurité et les installations destinées aux sportifs et aux officiels.
Après cette visite guidée, les auditeurs font eux-mêmes un tour du bâtiment. Ils parlent à toutes sortes de personnes. Des sportifs et coachs aux hôtesses et agents de sécurité, des bénévoles de Mejiro aux parents des jeunes participants. Ils s’entretiennent avec la médecin de ring sur le déroulement des pesées et sur les installations mises à sa disposition. Ils examinent ensuite les vestiaires et passent en revue l’appariement avec le représentant de la WMTA. N’y a-t-il pas de débutants face à des combattants confirmés ? Pas d’écarts de poids importants ? A-t-on vérifié pour tous les participants que leur Fightpassport est en règle ?
Des accords clairs
« En général, nous annonçons une visite à l’avance », explique Jeroen, l’un des auditeurs les plus expérimentés. « L’organisateur a alors le temps de préparer quelques documents pour nous. Les autorisations nécessaires et le plan financier, par exemple. Si nous venons à l’improviste, comme aujourd’hui, nous convenons avec l’organisateur qu’il nous les transmettra par courriel quelques jours plus tard. »
Les fédérations qui collaborent avec la VA ont conclu dans une convention des accords clairs sur les exigences applicables à un événement. On y trouve notamment des exigences en matière d’appui médical, de plan de sécurité, d’installations pour les sportifs et d’appariement équilibré. Les auditeurs relèvent généralement quelques points à améliorer, mais dans les grandes lignes, chacun sait désormais que tout événement doit reposer sur des bases solides. C’est aujourd’hui le cas.
Lors de l’événement de Heerhugowaard, il apparaît en fin de journée que l’organisation a ses affaires en ordre sur tous les plans. Quand les auditeurs rencontrent par hasard, au cours de l’après-midi, trois représentants de la commune, ceux-ci se montrent eux aussi très satisfaits de l’organisation. Les auditeurs assistent en outre à de beaux combats de garçons et de filles, de femmes et d’hommes dans toutes sortes de catégories, souvent encouragés par des proches et des amis enthousiastes dans des tribunes bien remplies.
Hors jeu
Que les auditeurs puissent souvent rédiger un rapport positif ne signifie pas pour autant qu’il n’y a plus de dérives dans le monde du kick-boxing. La VA constate assez régulièrement que de petits événements sont organisés par des gens qui semblent se moquer des normes qu’elle entend faire respecter. « Nous recevons malheureusement encore parfois des courriels au sujet de salles qui organisent leurs propres événements, où des enfants combattent sans qu’un médecin soit présent », dit Farid Gamei, directeur du bureau de l’Autorité des sports de combat. « Ou bien ils appellent cela un championnat de club ou une journée portes ouvertes et pensent que les normes convenues ne s’appliquent pas. C’est pourquoi nous gardons la possibilité de mener un audit après coup. Si nous constatons qu’une salle dépasse les bornes, elle est mise sur liste noire. Elle a alors vraiment un problème : ses combattants et ses entraîneurs sont exclus de la participation aux compétitions et se retrouvent hors jeu pour un bon moment. »
L’expérience
À la mi-décembre, Jeroen se présente de nouveau à l’improviste à la porte d’une salle de Frise-Occidentale. Cette fois à Schermerhorn, où se tient Enfusion Alkmaar. Il est accompagné de Barry Smit, qui travaille au bureau de l’Autorité des sports de combat. L’organisateur Edwin van Os est l’un des promoteurs les plus expérimentés du monde du kick-boxing. Cela se voit au professionnalisme de la production du jour. Un terme de télévision, production, car Enfusion n’est pas seulement un événement sportif. C’est aussi un spectacle dont les combats principaux sont retransmis en direct dans plusieurs pays.
Van Os accueille lui aussi les auditeurs avec amabilité. Il leur fait visiter les lieux et répond à toutes les questions. En matière de sécurité, il applique des normes plus strictes que d’usage. Le nombre d’agents de sécurité est nettement supérieur à la moyenne. Des agents de circulation ont en outre été mobilisés afin de réduire au minimum les nuisances pour le voisinage. Deux médecins de ring sont également présents, là où un seul est habituel. « C’est une conséquence de la production télévisée », explique Van Os. « Si un médecin s’occupe un peu plus longtemps d’un combattant après un combat, un collègue doit pouvoir prendre le relais au bord du ring afin que nous ne prenions pas de retard. »
Une belle ambiance
Pendant une pause du programme, Jeroen et Barry s’entretiennent avec les médecins présents et avec Joop Ubeda. Ce vétéran au rire facile représente la NKF, l’organisation qui accorde son patronage à l’événement. Cette fédération fournit notamment les arbitres, les juges et les médecins de ring. Les auditeurs passent avec eux en revue la préparation et le déroulement de la soirée. Ils posent les questions habituelles sur l’appariement, la pesée et l’utilisation du système Fightpassport. Le responsable des arbitres et les médecins se disent satisfaits du déroulement et n’ont rien de particulier à signaler.
L’appariement se révèle en effet équilibré ce soir-là. Les combats sont vivants et disputés. La soirée à Schermerhorn se déroule bien et l’ambiance est au rendez-vous. Mais cela tient aussi aux supporters de plusieurs combattants venus notamment d’Alkmaar et de Haarlem, qui se font entendre avec enthousiasme.
Points à améliorer
Lorsque les auditeurs relèvent des points perfectibles, ils les consignent dans leur rapport. Les rapports finaux sont ensuite transmis au promoteur, à la fédération qui accorde son patronage et à la commune. Toutes les parties concernées peuvent alors accorder une attention particulière à ces points lors des événements suivants.
Cela vous tente ?
L’équipe d’audit compte aujourd’hui environ 25 personnes et s’étoffe progressivement. Nous recherchons pour cela des personnes ayant une affinité avec ce sport, mais capables de travailler en toute indépendance dans ce milieu. Elles ne sont par exemple ni coachs, ni propriétaires de salle, ni liées à des fédérations ou à des promoteurs. Cela vous semble intéressant d’en devenir membre et vous disposez d’une expertise utile à ce travail ? Prenez alors contact avec la VA via info@vechtsportautoriteit.nl