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Sécurité sociale dans les sports de combat : la voie est bonne, un point reste à améliorer

La moitié des salles de sports de combat satisfait aux quatre exigences de base en matière de sécurité sociale. Le secteur des sports de combat obtient ainsi de meilleurs résultats que la plupart des autres sports. Il reste néanmoins une marge d’amélioration, notamment pour prévenir et combattre le harcèlement.
L’Accord national sur le sport II (Sportakkoord II) est un programme d’engagements entre les pouvoirs publics et le monde du sport visant à rendre le sport accessible à tous. L’un de ces engagements prévoit que les organisateurs d’activités sportives respectent quatre exigences de base en matière de sécurité sociale, appelées aussi les « quatre v » :
– VOG : toute personne travaillant avec des enfants dispose d’un extrait de casier judiciaire relatif au comportement (Verklaring Omtrent Gedrag).
– Entraîneurs qualifiés. Un entraîneur diplômé est toujours présent.
– Règles de conduite établies. Des règles claires sont affichées dans le club ou la salle de sport.
– Personne de confiance. Quelqu’un peut être contacté au sujet de comportements indésirables.
Mieux que la moyenne
L’institut de recherche sportive Mulier Instituut a mené une enquête auprès de clubs et de salles de sport comptant des membres mineurs. Par l’intermédiaire de la VA (Nederlandse Vechtsportautoriteit, l’autorité néerlandaise des sports de combat), plus de 150 propriétaires de salles de sports de combat proposant du kickboxing, du muaythai et du MMA y ont également participé, aux côtés de représentants d’autres sports de combat. Un quart des clubs et des salles satisfait aux quatre exigences de base. Dans les sports de combat, le résultat est nettement meilleur : deux fois plus d’organisateurs d’activités sportives y répondent. Pour la VA, ce résultat relativement bon n’est pas une surprise. Les quatre « v » figurent en effet parmi les conditions à remplir pour la demande du Keurmerk Vechtsportautoriteit (label de qualité de l’autorité néerlandaise des sports de combat) : tous les participants à l’enquête issus de nos disciplines sont donc censés être en règle sur ces points.
Point d’amélioration
Il reste néanmoins des progrès à faire. L’enquête comportait des questions sur l’accessibilité, la diversité et les comportements indésirables. Il en ressort que les sports de combat obtiennent de bons résultats en matière d’accessibilité pour les personnes à revenu modeste. Les sports de combat emploient également davantage de femmes et de personnes issues de l’immigration que la plupart des autres sports. Le secteur se démarque en revanche négativement sur le thème des comportements indésirables. L’enquête menée auprès des propriétaires de salles de sports de combat montre que le harcèlement y est plus fréquent que la moyenne constatée dans les clubs et les salles de sport. La VA va engager des discussions avec la Fédération néerlandaise des sports de combat (Nederlandse Vechtsportbond, NVB) afin d’examiner ce que le secteur peut faire de plus pour prévenir et combattre le harcèlement.
Signaler soi-même
Vous souhaitez parler à quelqu’un de comportements indésirables dans les sports de combat ? Vous pouvez alors contacter les personnes de confiance. Leurs coordonnées et de plus amples informations se trouvent ici.
Vous trouverez davantage d’informations sur l’enquête sur le site du Mulier Instituut.