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Autorité néerlandaise des sports de combat
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Le Fightpassport, nouvelle étape contre les problèmes sur le ring

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Par un coup puissant porté à un punching-ball de fête foraine, Roël Mannaart, tout nouveau champion du monde K1 des poids lourds, a été le premier sportif de combat à ouvrir son Fightpassport numérique. La Nederlandse Vechtsportautoriteit (Autorité néerlandaise des sports de combat) a développé, avec le secteur des sports de combat, un système de données numérique que tous les kickboxeurs, thaïboxeurs et combattants de Mixed Martial Arts, ainsi que les fédérations auxquelles ils sont affiliés, vont utiliser.

Chaque sportif de combat disposera au plus tard le 1er janvier 2019 d'un Fightpassport numérique mentionnant ses données personnelles, ses résultats de combat, son état médical et ses éventuelles suspensions ou sanctions. Ce système met fin aux carnets papier que chaque fédération délivrait séparément. Comme les fédérations tenaient chacune à leur manière le suivi des résultats et de l'état médical des combattants, la vue d'ensemble faisait souvent totalement défaut et des combattants sous le coup d'une suspension ou souffrant d'une affection médicale pouvaient malgré tout monter ailleurs dans le ring ou dans la cage.

Roël Mannaart, champion K1 : « Cela met d'un coup fin à toutes ces démarches confuses avec les carnets papier. À cause de cela, on ne savait parfois même pas précisément contre qui on combattait. J'espère que c'est un premier pas vers l'uniformisation de toutes les règles et de tous les accords entre les parties. »

« Avec les combattants et les fédérations, nous défendons un sport sûr. C'est pourquoi nous avons développé ce Fightpassport avec le secteur », déclare Herbert Dekkers, président de la Vechtsportautoriteit. « De cette manière, vous savez contre qui vous combattez et nous pouvons éviter que des combattants blessés ou suspendus montent malgré tout dans le ring auprès d'une autre fédération. »

Le Fightpassport permet aux organisateurs d'évaluer plus facilement si deux combattants sont de niveau comparable et si un athlète est, sur le plan médical, fit to fight (apte à combattre). Dans la situation actuelle, certains sportifs de combat détiennent jusqu'à sept carnets. Le secteur reconnaît ce problème depuis un certain temps déjà. Les conséquences les plus fréquentes sont des sportifs inexpérimentés opposés à des athlètes expérimentés, et des sportifs qui montent dans le ring peu de temps après avoir été mis knock-out auprès d'une autre fédération. Le nouveau système, qui ne peut être consulté et modifié que par des médecins et des responsables de fédération, permet d'éviter cela. Si le Fightpassport du sportif est au vert, il ou elle peut combattre ; s'il est au rouge, le sportif ne peut pas monter dans le ring.

La Vechtsportautoriteit contrôle le respect de cette mesure en se rendant sur les galas de sports de combat. Elle intervient également sur la base de signalements. Il est conseillé aux communes de ne délivrer une autorisation d'événement qu'aux organisateurs qui respectent aussi cette mesure.

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