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1 an de Fightpassport : du flou à la vue d'ensemble

4 min de lecture

Il y a un peu plus d'un an, le Fightpassport numérique a été mis en service. L'époque d'une poignée de carnets de combat papier et du manque de vue d'ensemble est définitivement révolue.

Le secteur des sports de combat ne connaît pas la structure associative néerlandaise traditionnelle, que l'on retrouve dans des sports comme le football et le tennis. Différentes fédérations et organisations organisent et encadrent des combats, des compétitions et des tournois. Chacune tenait sa propre administration. Il n'existait donc aucune vue d'ensemble du nombre de combats disputés par un compétiteur, ni du nombre de ses victoires et de ses défaites. Des combattants inexpérimentés pouvaient ainsi se retrouver face à des adversaires bien plus expérimentés, ce qui est très indésirable.

Les informations médicales n'étaient pas non plus gérées de manière centralisée. Un combattant suspendu pour raisons médicales auprès d'une fédération parce qu'il avait été mis knock-out pouvait malgré tout disputer un combat le week-end suivant auprès d'une autre fédération, et peut-être subir un nouveau KO en peu de temps. C'est très nocif pour la santé et il fallait donc y mettre fin.

Fightpassport
Le monde des sports de combat voulait en finir avec ce manque de clarté. C'est pourquoi la Nederlandse Vechtsportautoriteit (l'autorité néerlandaise des sports de combat) a développé le Fightpassport : un carnet de combat numérique uniforme pour tous les pratiquants de kickboxing, de boxe thaïlandaise et de MMA. Toutes les fédérations néerlandaises de sports de combat et tous les médecins de ring utilisent désormais ce système depuis plus d'un an. Il a entièrement remplacé les carnets de combat papier. Chaque combattant dispose d'un numéro unique dans le système numérique, le numéro VA. Sans numéro VA comme preuve d'inscription, un combattant ne peut plus combattre aux Pays-Bas.

Médecins de ring
Comme toutes les fédérations de sports de combat enregistrent les résultats à l'issue d'un événement, il existe toujours un aperçu clair de l'historique et du statut actuel, y compris sur le plan médical, de chaque compétiteur. Hakim Benali est l'un des médecins de ring souvent présents au bord du ring pour garantir la santé et la sécurité des combattants. « Le Fightpassport nous donne un accès rapide au statut médical des sportifs. En tant que partie indépendante, nous pouvons consigner noir sur blanc une décision d'interdiction de combattre et la motiver. Cela apporte de la clarté aux combattants, aux médecins de ring, aux entraîneurs, aux promoteurs et aux fédérations. Et les matchmakers voient sur la liste des interdictions si un combattant est apte à combattre. »

Les médecins et la VA tiennent évidemment compte de la vie privée des combattants. Hormis le motif et la durée d'une interdiction de combattre, aucune autre donnée médicale ne figure dans le système.

Benali voit encore un autre avantage à un système structuré : « À long terme, nous pouvons utiliser les données collectées pour réaliser de nouvelles analyses. Par exemple sur les blessures les plus fréquentes. Notre sport pourra peut-être en tirer des leçons à l'avenir. »

Problèmes de démarrage
Comme c'est presque inévitable lors de l'introduction d'un tel système, le Fightpassport a connu des problèmes de démarrage durant les premiers mois. Cela a parfois provoqué de l'irritation chez les fédérations, qui en sont les principaux utilisateurs. Pour aplanir ces difficultés, la VA a mené de nombreuses concertations avec les fédérations, ainsi qu'avec les médecins de ring. Cela a conduit à plusieurs adaptations. La plus importante est que l'enregistrement des compétiteurs, initialement effectué par les fédérations de sports de combat, est désormais réalisé par les combattants eux-mêmes. L'amélioration du système est un processus permanent : la VA continue donc d'apporter régulièrement des adaptations afin de rendre le Fightpassport plus convivial. La VA vérifie chaque semaine le traitement correct des résultats.

Plus de connaissances
L'année 2019 a été la première année complète durant laquelle le Fightpassport a été utilisé lors des plus de 200 événements organisés aux Pays-Bas. Cela nous a immédiatement donné une meilleure vision de nos sports. Nous avons constaté qu'en 2019, plus de 8 000 compétiteurs se sont inscrits. Parmi eux, 75 % étaient des hommes et 25 % des femmes. Pas moins de 7 772 personnes se sont inscrites comme pratiquants de compétition en kickboxing ou en boxe thaïlandaise, et nous avons compté 263 compétiteurs de MMA. (Au cours des premiers mois de 2020, près de 1 000 nouveaux combattants se sont d'ailleurs déjà inscrits, ce qui porte le compteur à près de 9 000.)

Avenir
La constatation la plus importante de l'analyse est peut-être que la majorité des compétiteurs inscrits sont mineurs. « Qui a la jeunesse a l'avenir », dit le proverbe. De ce point de vue, l'avenir de nos sports semble assuré. Mais cela souligne aussi une fois de plus l'ampleur de la responsabilité de toutes les personnes impliquées dans le sport.

Les problèmes de démarrage sont résolus. De nouvelles étapes sont franchies pour améliorer le système. L'époque d'une poignée de carnets de combat papier et du manque de vue d'ensemble est définitivement révolue. Après un an déjà, nous pouvons conclure que le Fightpassport est devenu indispensable dans nos sports.

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