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Keurmerk : réponses aux questions critiques

À partir du 1er septembre, les salles de sports de combat doivent être titulaires du Keurmerk Vechtsportautoriteit (label de qualité de l'Autorité néerlandaise des sports de combat) si elles veulent participer à des compétitions. La plupart des salles qui participent régulièrement à des compétitions ont déjà accompli les démarches. Mais un certain nombre de salles ne l'ont pas encore fait. Certaines ont des questions critiques au sujet du label. Nous y répondons volontiers.
Pourquoi un label de qualité ?
La demande d'un label de qualité est venue du secteur des sports de combat lui-même. En 2017, il a été annoncé qu'un label serait créé. En 2019, la VA (Vechtsportautoriteit, l'Autorité néerlandaise des sports de combat) a demandé à toutes les salles de sports de combat participant à des compétitions de contribuer à la réflexion. Nous leur avons demandé, au moyen d'une enquête, ce qui leur paraissait important pour le label. En outre, plusieurs exploitants expérimentés de salles de sports de combat ont été associés au développement du label.
Pourquoi obligatoire ?
Des entraîneurs incompétents, du matériel non sûr et des lieux de pratique dangereux nuisent à la réputation, et donc aux intérêts, de l'ensemble du secteur des sports de combat. Les accidents provoqués par des prestataires en deçà des normes rejaillissent sur toutes les salles de sports de combat. La VA et les fédérations ont décidé de rendre le label obligatoire, car écarter les brebis galeuses est dans l'intérêt de tous.
Les autres sports n'ont pourtant pas de label ?
Dans tous les sports sérieux, des exigences sont posées. La plupart des autres sports aux Pays-Bas sont organisés par une seule fédération, elle-même membre de la confédération sportive NOC*NSF. Ces fédérations, comme la KNVB (fédération néerlandaise de football) ou la fédération de boxe, imposent toutes des exigences minimales pour la création d'une association ou d'une salle de sport. Les sports de combat sont organisés autrement et ont traduit ces exigences minimales sous la forme d'un label de qualité.
La plupart des salles ne participent-elles pas ?
Nous voyons des personnes affirmer sur les réseaux sociaux qu'il existe 2000 salles de sport et que seules 250 possèdent le label. Le label s'adresse en premier lieu aux salles qui participent à des compétitions. Elles sont bien moins nombreuses. Avant la période du coronavirus, environ 450 salles néerlandaises participaient occasionnellement à des compétitions. Parmi elles, 350 ont obtenu le label ou sont en cours de procédure de demande. Un certain nombre des 450 salles mentionnées ont fait faillite pendant la crise sanitaire et ne demanderont donc pas le label. Certaines salles ne participent à des compétitions que plus tard dans l'année et souhaitent pour cette raison demander le label ultérieurement. Cela ne pose pas de problème.
Le label est-il vraiment soutenu ?
Une étude a été menée en 2021 auprès des exploitants de salles de sports de combat au moyen d'une enquête représentative. Tous les exploitants participant régulièrement à des compétitions ont été invités à y répondre. Pour 85,3 % d'entre eux, le label constitue une évolution positive, 13,3 % n'ont pas d'opinion à ce sujet et 1,3 % y voient une évolution négative. Le label bénéficie donc bien d'un soutien assez large.
Les exigences imposées aux entraîneurs ne sont-elles pas trop élevées ?
Les exigences imposées aux entraîneurs ont été établies en concertation avec des exploitants de salles et la confédération sportive NOC*NSF. Ce qui est demandé est un diplôme d'entraîneur conforme aux normes de l'Academie voor Sportkader (Académie néerlandaise pour les cadres sportifs). Il peut s'agir d'un diplôme de la FOG ou de la SKMO. Mais pour les entraîneurs de MMA, il peut aussi s'agir d'un diplôme reconnu dans un autre sport de combat, pertinent pour les entraînements de MMA. Vous n'avez pas de diplôme reconnu ? Vous pouvez alors éventuellement bénéficier d'une dispense.
Une dispense ? Pour qui ?
Nos sports de combat ont été construits par un certain nombre de pionniers. Ils ont introduit ces sports aux Pays-Bas et ont porté les Pays-Bas au sommet mondial. Nous ne leur demandons pas de suivre une formation. Ces pionniers peuvent demander une dispense sur la base des « compétences acquises antérieurement », selon la terminologie en usage dans la formation.
Mon expérience ne suffit-elle pas ?
La seule expérience en tant que combattant de compétition ou entraîneur ne suffit pas. L'expérience ne signifie pas encore que vous savez enseigner. C'est pourquoi nous suivons les normes de l'Academie voor Sportkader : l'expérience plus un diplôme démontrant que vous savez enseigner, comme une ALO (formation supérieure d'enseignant d'éducation physique), une formation Sport & bewegen (sport et activité physique) ou une formation similaire.
Beaucoup d'expérience mais pas de diplôme, et maintenant ?
La SKMO et la FOG ont développé une formation abrégée spécialement destinée aux entraîneurs expérimentés sans diplôme. Prenez contact avec ces organisations si vous souhaitez en savoir plus.
Et vous vous remplissez les poches, sans doute ?
La demande du label coûte 100 euros. Il s'agit d'une contribution modeste aux frais engagés par la VA. Les coûts réels sont bien plus élevés. La VA ne gagne pas un centime avec le label. Le travail de la VA est financé par le ministère de la Santé, du Bien-être et du Sport (ministerie van Volksgezondheid, Welzijn en Sport).
Et ces formations, alors ?
Les formations d'entraîneur sont dispensées par deux organisations indépendantes : la SKMO et la FOG. Elles fixent elles-mêmes leurs tarifs. La VA ne reçoit pas un centime de ces organisations. Si quelqu'un souhaite lancer sa propre formation d'entraîneur, moins chère et respectant également les normes du NOC*NSF, nous la reconnaîtrons aussi. Nous y renverrons alors désormais également, sans demander un centime pour cela.
Et si je trouve malgré tout les coûts trop élevés ?
Certaines communes, comme La Haye, remboursent les frais de la demande de label. D'autres communes remboursent les formations. Elles y voient un investissement dans la qualité de l'offre sportive. Si les coûts constituent un obstacle, une salle de sport peut prendre contact avec le service Sport de sa commune et demander si un soutien est possible.
Le 1er septembre, n'est-ce pas trop tôt ?
Pour pouvoir combattre aux Pays-Bas, une fédération doit pouvoir créer la rencontre dans le système Fightpassport. À partir du 1er septembre, seuls les combattants liés à une salle titulaire du label pourront être appariés. Cette échéance avait déjà été annoncée en 2017. Elle a également été rappelée expressément lors du lancement du label en mars 2021. En octobre 2021, elle a encore été communiquée haut et fort. Toutes les salles de sport aux Pays-Bas ont reçu ces dernières années plusieurs lettres et courriels. Elles ont été informées à plusieurs reprises et, selon notre estimation, largement à temps.
Ma salle va donc simplement combattre depuis l'étranger ?
L'obligation du label s'applique aux salles de sports de combat néerlandaises. Les salles étrangères en sont dispensées. Cela s'explique par le fait que la VA n'a pas la possibilité de les contrôler sur place. Les salles néerlandaises qui pensent pouvoir utiliser cette voie pour échapper à l'obligation se trompent. Contourner l'obligation du label en se faisant passer pour une salle étrangère est considéré comme une atteinte au secteur néerlandais des sports de combat. Les fédérations néerlandaises n'y prêteront pas leur concours et la VA prendra des mesures disciplinaires.
Ma salle n'a pas le label, ne puis-je donc pas combattre ?
Les combattants qui s'entraînent dans une salle sans label doivent encourager leurs entraîneurs à déposer rapidement la demande. Si la salle ne le fait pas, le combattant devra trouver une autre salle sous les couleurs de laquelle concourir.
Posez-nous vos questions !
Nous voyons régulièrement circuler des informations erronées au sujet du label. Malheureusement, un certain nombre de personnes croient tout ce qu'elles lisent sur les réseaux sociaux ou entendent dans les couloirs. Vous avez une question, vous voulez une certitude, vous avez des inquiétudes ? Vérifiez auprès de nous. Vous trouverez ici d'autres réponses aux questions fréquemment posées. Si la réponse à votre question ne s'y trouve pas non plus, n'hésitez pas à nous écrire : info@vechtsportautoriteit.nl